par Véronique LAVY & Pierre DUPERRIER – 26 février 2026
Lors de nos réunions publiques, nous l’avons affirmé clairement :
la vie associative et le dynamisme économique sont intimement liés.
Il n’y a pas de commerce sans transport.
Il n’y a pas de transport sans infrastructure.
Et il n’y a pas de centre vivant sans commerces et sans associations actives.
À Bons-en-Chablais, l’enjeu n’est pas seulement économique.
Il est social, urbain et humain.
Commerces de proximité : un enjeu local majeur
Quelques chiffres pour situer l’importance du sujet :
- 70 % des achats du quotidien sont réalisés à moins de 10 km du domicile.
- Un commerce de proximité génère 3 à 5 emplois directs ou indirects.
- 1 € dépensé localement a un impact économique 2 à 3 fois supérieur à un achat en ligne.
Les recherches internet locales le montrent :
“commerces Bons-en-Chablais”, “marché Bons-en-Chablais”, “artisan Bons”, “local commercial Bons”, “ouvrir commerce Chablais”.
Les habitants veulent consommer local. Encore faut-il leur donner les conditions pour le faire.ccès, du stationnement et des liaisons douces reste perfectible.
Le marché hebdomadaire : un potentiel à réveiller
Le marché de Bons-en-Chablais existe. Il tient.
Mais il ne crée pas encore ce rendez-vous attendu, ce moment de convivialité qui fait battre le cœur d’une commune.
Nous sommes convaincus qu’il peut redevenir un véritable lieu de vie.
Un marché vivant, c’est :
- des exposants diversifiés
- des animations régulières
- des associations impliquées
- un espace où l’on s’arrête, où l’on reste
Nos propositions concrètes
Prendre contact avec l’association départementale des marchés
Rencontrer les commerçants ambulants sur d’autres communes
Mettre en place des thématiques mensuelles :
- mois des produits fermiers
- mois de l’artisanat local
- spécialités régionales
- semaine des producteurs du Chablais
Communication renforcée :
- visibilité sur le site municipal
- banderoles aux entrées de ville
- valorisation des exposants sur les réseaux
Soutenir le marché, c’est soutenir les commerçants.
Soutenir les commerçants, c’est renforcer l’attractivité de la commune.
Et cette attractivité bénéficie aussi aux associations.
Un centre-ville qui donne envie de rester
Aujourd’hui, notre centre-bourg manque d’un lieu d’ancrage central. Nous proposons d’encourager l’installation d’une brasserie ou d’un café sur la place de la Colombière.
Une brasserie, ce n’est pas seulement un commerce.
C’est :
- un point de rencontre
- un moteur de passage
- un levier pour les commerces voisins
- un espace intergénérationnel
Un centre-ville vivant n’est pas seulement un lieu où l’on achète.
C’est un lieu où l’on reste.
Accessibilité et Stationnement : conditions essentielles
Un commerçant cherche :
- un bon emplacement
- du passage
- du stationnement accessible
- des démarches simples
Aujourd’hui, la Grande Rue pose problème : stationnement complexe, sécurité insuffisante le long de la départementale. Même un loyer attractif ne suffit pas si l’environnement n’est pas adapté.
Nos actions envisagées :
- Création d’un parking à proximité du gymnase
- Voie piétonne vers le centre commercial Carrefour
- Connexion entre centre-ville, gare et pôle commercial
Notre vision : une commune de service, complémentaire au centre Carrefour, et non opposée.
Réalité foncière : être lucide
La mairie ne peut pas tout. Les locaux appartiennent à des propriétaires privés.
Les règlements de copropriété bloquent parfois certaines implantations.
La transformation de logements en commerces n’est pas autorisé. La solution ne réside pas dans des promesses irréalistes.
Elle passe par :
- une vision globale
- une anticipation foncière
- un dialogue avec les promoteurs
Nous étudierons :
- l’usage du droit de préemption sur les baux commerciaux
- la possibilité d’un pôle commercial structuré
- l’intégration de surfaces commerciales stratégiques dans les futurs projets
Associations, Artisans, Agriculteurs : un écosystème
Les commerçants ne sont pas seuls.
Le dynamisme économique inclut :
- les artisans
- les entreprises locales
- les agriculteurs
- les associations
Les producteurs locaux sont une richesse du territoire.
Les intégrer pleinement dans la stratégie du marché et des événements est une priorité.
Une charte « Ville Commerçante »
Nous proposons la création d’une charte municipale du commerce, construite autour de 7 axes :
- Accessibilité
- Durabilité
- Dynamisme et animation
- Sécurité
- Visibilité
- Emploi et formation
- Gouvernance locale du commerce
Elle formalisera un engagement mutuel entre la commune et les commerçants.
Pistes d’actions concrètes
Court terme (0-12 mois)
- Diagnostic des locaux vacants
- Rencontre systématique des commerçants
- Relance active du marché
- Communication renforcée
Moyen terme ( 1 – 3 ans)
- Amélioration du stationnement
- Voie piétonne vers Carrefour
- Installation d’un lieu d’ancrage central (brasserie)
- Dialogue structuré avec Thonon Agglo
Long terme ( 3 – 6 ans)
- Schéma commercial communal
- Réserves foncières stratégiques
- Intégration obligatoire de locaux adaptés dans les nouveaux projets
- Coordination complète mobilité / commerce / urbanisme
Notre vision
Ce que nous proposons n’est pas une liste de slogans.
Ce sont :
- des constats issus du terrain
- des échanges avec les commerçants
- des solutions réalistes
Nous voulons :
- remettre du dialogue là où il a manqué
- de la lisibilité là où il y a eu de la complexité
- de l’action là où il y a eu trop d’attente
Bons-en-Chablais ne doit pas devenir une ville dortoir.
Elle doit rester un lieu de vie, de rencontres et de services.
Un commerce vivant, ce n’est pas seulement de l’économie.
C’est de la vie.
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